Apple : de l'avantage à rester second
Par Florian Innocente pour Macgeneration.
L'iPod, l'iPhone et à travers lui l'App Store ont conféré à Apple un nouveau statut, celui de numéro un dans ces deux domaines. Habituellement Apple occupe plutôt les secondes places (au mieux).
Des places de choix, estime Graham Bower, patron d'une agence de com' anglaise et auteur d'un ouvrage sur "l'économie des seconds" (secondonomics). Bower, interviewé par Cult of Mac explique pourquoi Apple doit, autant que possible, garder au moins un pied sur la seconde marche du podium.
Bower estime que l'évolution de notre société fait que l'on vise d'abord à gagner plutôt qu'à s'améliorer. Une distinction que les gens auraient du mal à faire "Vous pouvez avoir du succès sans pour autant être le gagnant". Exemple avec Apple qui n'est pas celle qui vend le plus d'ordinateurs, mais qui en revanche gagne le plus d'argent dessus.
Cette position de challenger, qui définit la marque Apple, lui donne les coudées franches dans sa communication "Si Microsoft avait fait une pub comme les "Hello I'm a Mac" ils auraient été extrêmement critiqués." Alors que les gens seront plus indulgents lorsque cela vient du numéro 2 "Je crois que Steve Jobs est heureux d'être l'outsider. C'est ce qui le fait se lever le matin. S'il n'avait pas un concurrent à dépasser, la vie ne serait pas aussi douce pour lui."
Une attitude que Jobs s'est employé à transformer en culture d'entreprise, notamment avec l'équipe Mac créée à une époque où l'Apple II était la machine numéro 1. Une équipe qui travaillait à part, dans le secret et avec son fameux drapeau pirate. De tout temps Apple aurait eu besoin d'un alter ego à qui se mesurer : IBM, puis Microsoft, voire elle-même avec une forme de rivalité entres certaines de ses équipes.
Toutefois avec certains de ses produits, comme l'iPod, Apple a atteint ce statut de leader, est-ce que cela peut lui être dangereux ? "Beaucoup d'entreprises ont des problèmes lorsqu'elles deviennent leaderobserve Bower, ça a pris beaucoup de temps à IBM pour trouver son chemin et apprendre à jouer à la régulière. Microsoft a tellement été habitué à se battre férocement pour réussir, qu'après avoir gagné, ils ne s'en sont pas rendu compte, et les tactiques qui leur avait si bien réussi pour arriver au sommet ont commencé à leur donner mauvaise réputation. Il arrive parfois à Apple de devenir despotique et cela pourrait leur poser davantage de problèmes s'ils continuent à croître."
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Des places de choix, estime Graham Bower, patron d'une agence de com' anglaise et auteur d'un ouvrage sur "l'économie des seconds" (secondonomics). Bower, interviewé par Cult of Mac explique pourquoi Apple doit, autant que possible, garder au moins un pied sur la seconde marche du podium.
Bower estime que l'évolution de notre société fait que l'on vise d'abord à gagner plutôt qu'à s'améliorer. Une distinction que les gens auraient du mal à faire "Vous pouvez avoir du succès sans pour autant être le gagnant". Exemple avec Apple qui n'est pas celle qui vend le plus d'ordinateurs, mais qui en revanche gagne le plus d'argent dessus.
Cette position de challenger, qui définit la marque Apple, lui donne les coudées franches dans sa communication "Si Microsoft avait fait une pub comme les "Hello I'm a Mac" ils auraient été extrêmement critiqués." Alors que les gens seront plus indulgents lorsque cela vient du numéro 2 "Je crois que Steve Jobs est heureux d'être l'outsider. C'est ce qui le fait se lever le matin. S'il n'avait pas un concurrent à dépasser, la vie ne serait pas aussi douce pour lui."
Une attitude que Jobs s'est employé à transformer en culture d'entreprise, notamment avec l'équipe Mac créée à une époque où l'Apple II était la machine numéro 1. Une équipe qui travaillait à part, dans le secret et avec son fameux drapeau pirate. De tout temps Apple aurait eu besoin d'un alter ego à qui se mesurer : IBM, puis Microsoft, voire elle-même avec une forme de rivalité entres certaines de ses équipes.
Toutefois avec certains de ses produits, comme l'iPod, Apple a atteint ce statut de leader, est-ce que cela peut lui être dangereux ? "Beaucoup d'entreprises ont des problèmes lorsqu'elles deviennent leaderobserve Bower, ça a pris beaucoup de temps à IBM pour trouver son chemin et apprendre à jouer à la régulière. Microsoft a tellement été habitué à se battre férocement pour réussir, qu'après avoir gagné, ils ne s'en sont pas rendu compte, et les tactiques qui leur avait si bien réussi pour arriver au sommet ont commencé à leur donner mauvaise réputation. Il arrive parfois à Apple de devenir despotique et cela pourrait leur poser davantage de problèmes s'ils continuent à croître."
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