La pandémie A H1N1 : La transmission de la « grippe porcine » des porcs aux humains ?
L’éclosion du virus porcin H1N1 aurait eu lieu au Mexique. Sur le plan politique, les priorités ont été de dépister la propagation du virus de la grippe porcine mexicaine, de même que de contrôler et surveiller les personnes allant au Mexique et celles qui en revenaient. Une campagne mondiale de peur et d’insécurité a été déclenchée après que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) eut annoncé le 28 avril la hausse du niveau d’alerte pandémique à la phase 5. La décision de l’OMS, prise après avoir consulté Washington et Bruxelles, était fondée sur des données non confirmées et incomplètes quant la propagation de la grippe porcine et le nombre de personnes atteintes.
Quelle preuve démontre que le Mexique était l’épicentre de la pandémie mondiale de grippe porcine proclamée par l’OMS?
Cette interrogation soulève plusieurs autres questions importantes :
1. Dans de nombreux cas, à la fois au Mexique, aux États-Unis et à travers le monde, les données officielles concernant la morbidité et la mortalité n’étaient pas fermement corroborées par des tests en laboratoire du virus H1N1.
Un grand nombre de prétendus cas enregistrés résultaient de manipulation de données. Les données mexicaines utilisées par l’OMS pour justifier la pandémie de phase 5 se rapportaient à des cas d’influenza commune plutôt qu’à des cas confirmés d’influenza H1N1. Selon des sources officielles, sur les 159 décès dus à l’infection H1N1 signalés avant la décision de l’OMS le 28 avril, seulement 7 avaient été corroborés par des tests en laboratoire.
Un autre exemple implique directement le Center for Disease Control and Prevention (CDCP) situé à Atlanta. Il s’agit d’un rapport de l’organisme publié le 30 avril, intitulé « Des infections au virus d’influenza A (H1N1) d’origine porcine enregistrées dans une école -- New York ». Ce rapport souligne des infections de grippe porcine parmi des élèves d’une école de New York, alors que ceux-ci avaient été infectés par une influenza commune. Aucun de ces cas n’a été confirmé par des tests en laboratoire :
La première semaine de mai, « la CDC déclarait que les États-Unis comptaient 109 victimes confirmées de grippe porcine. Des 109 victimes, 45 provenaient de cette école de New York. Les réseaux de télévision ont été inondés de messages alarmants sur la propagation incontrôlée de la grippe porcine. » (Voir William Engdahl, Flying Pigs and the WHO, Mondialisation.ca, mai 2009)
Là est la question : peut-on se fier aux données et aux déclarations officielles?
2. De nombreux cas présumés d’infection H1N1 répertoriés en Amérique du Nord, au sein de l’Union européenne et dans d’autres pays n’ont aucun lien avec l’épidémie mexicaine, c’est-à-dire qu’on ne peut démontrer que le Mexique est à l’origine de ces infections.
Les cas de H1N1 enregistrés dans différents pays sont-ils la conséquence d’un processus de transmission du virus de la grippe porcine au niveau international ou le résultat d’une situation préexistante? Sont-ils dus à une procédure d’enregistrement des données incorrecte et trompeuse? En d’autres termes, ces divers « cas répertoriés » ont-ils été confirmés par des tests de dépistage du virus H1N1 en laboratoire?
3. Selon un récent article (Bloomberg 12 mai 2009), peu publicisé, un éminent scientifique ayant participé au développement de Tamiflu indique qu’il est possible que la souche H1N1 « soit le résultat d’expériences en laboratoire ou de la production de vaccins ». Pour le professeur Adrian Gibbs de l’Australian National University (ANU), le virus, qui « s’est échappé d’un laboratoire », est le fruit d’une expérience en laboratoire par la compagnie produisant le Tamiflu.
« ”Il pourrait s’agir d’une erreur” survenue dans une usine de vaccin. Il se peut aussi que le virus se soit transmis d’un porc à un autre mammifère ou à un oiseau avant d’atteindre les humains » a-t-il déclaré. » (Ibid)
Il existe plusieurs rapports non confirmés à ce sujet. Le professeur John Oxford des hôpitaux St. Bart's et Royal London soutient que « la pandémie H1N1 de 1957 a probablement commencé lorsque le virus s’est échappé d’un laboratoire » (National Public Radio, 4 mai 2009).
Bien que les conclusions du professeur Gibbs nécessitent davantage de vérifications, elles soulèvent tout de même la question plus fondamentale de la transmission d’un virus sorti d’un laboratoire, sans compter le lieu géographique de celui-ci. L’OMS enquête sur les découvertes du professeur Gibbs.
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