Mumia Abu-Jamal : « Un homme debout » dans le couloir de la mort !

Mais qui est Mumia Abu-Jamal ?
Journaliste radio. Ecrivain. Ancien membre des Black Panthers. Cet homme épris de justice, d’égalité et de liberté s’acharnait à défendre les droits des minorités à Philadelphie et à dénoncer les abus policiers, la corruption et le caractère discriminatoire voire raciste du système américain. Il était connu pour être « The Voice of the voiceless » (la Voix des sans voix). Wesley Cook, alias Mumia Abu-Jamal a commencé sa trajectoire militante alors qu’il était encore adolescent. Il était semble-t-il surveillé par le FBI et avait très souvent des démêlés avec les policiers. Sympathisant et défenseur du mouvement alternatif écologiste, MOVE (1970), il avait, dans les années 1980, dénoncé par le biais les émissions qu’il animait pour la station de radio WHYY, la condamnation de neuf membres de MOVE, à la suite de la mort d’un policier lors d’une intervention des forces de police dans un local où se réunissaient les militants de ce groupe. Mumia est alors licencié. Il devient journaliste indépendant. Et pour nourrir sa famille, il travaille comme chauffeur de taxi, la nuit.
Accusé pour un crime qu’il dit ne pas avoir commis
9 décembre 1981. 4 heures du matin. Mumia Abu-Jamal dépose un client dans le quartier sud de Philadelphie. Puis il intervient auprès de son frère qui vient de faire l’objet d’un contrôle par l’officier de police Daniel Faulkner. Une fusillade éclate. Le policier meurt, atteint d’une balle au dos et une autre au visage. Mumia est blessé d’une balle dans la poitrine. Assis sur le trottoir, son revolver de calibre 38 traîne à ses pieds. Il est alors arrêté puis accusé de meurtre du policier blanc. Le 3 juillet 1982, il est condamné à mort. Depuis, il ne cesse de clamer son innocence. En mai 2001, dans un affidavit, Mumia déclare qu’il n’a pas tiré sur le policier. En avril 2001, au cours d’une démarche similaire, son frère affirme ne pas avoir vu Mumia tirer.
Les défenseurs de Mumia contestent plusieurs aspects de l’enquête et du procès
Primo, la contradiction entre le rapport du médecin légiste et la version des policiers. Car si ces derniers affirment que la balle du crime provient du revolver calibre 38, le médecin précise qu’elle est originaire d’un revolver 44.
Secundo, le fait que l’arme n’ait fait l’objet d’aucune vérification afin de déterminer si elle avait été utilisée.
Tertio, le caractère contradictoire des rapports de police, les originaux ayant été dissimulés aux jurys. Certains témoins auraient subi des pressions policières. D’autres ont été écartés, menacés et intimidés. Un témoin oculaire a affirmé avoir vu un homme s’enfuir au moment des faits.
Quatro, la remise en cause du caractère raciste du jugement sur la base que le juge Sabo, aurait déclaré selon l’une des greffières, « je vais les aider à faire griller ce nigger »(nègre). La justice américaine refuse la tenue d’un nouveau procès
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