Révélations de Franco Fracassi, réalisateur de ZÉRO, sur le financement du 11 Septembre

Publié le par Duke

" nous sommes tous les victimes du 11 Septembre "

Via ReOpenNews

Franco Fracassi est le réalisateur du film "ZÉRO - Enquête sur le 11 Septembre", mais il est avant tout journaliste d’investigation après avoir été journaliste de guerre pendant plusieurs années. Il nous livre ici ses motivations, ses réflexions sur le 11 Septembre, et ses impressions sur la tournée française du film, qu’il accompagne depuis le début à Marseille le 13 mars dernier. Il nous livre aussi certains faits troublants relevés pendant son enquête sur le 11 Septembre qui a mené au film, mais qui n’ont pas pu y être insérés "par manque de place et pour en garder le rythme", explique-t-il. Parmi ces révélations : "La route de l’argent"…


Interview réalisée par Dante Ricci pour l’Agenda Stéphanois le 14/03/2009 à Aix-en-provence
 

Dante Ricci : Vous êtes journaliste de formation, quel est votre parcours ?

Franco Fracassi : J’ai longtemps travaillé, durant seize ans précisément, comme journaliste de guerre sur différents conflits internationaux. J’ai ensuite mené différentes investigations journalistiques, notamment sur la Russie, pays dans lequel j’ai vécu un temps. J’ai réalisé beaucoup de reportages sur ce pays. J’ai fait pas mal de reportages également sur la mafia, ses liens avec les services secrets…

D.R. : Des dossiers plutôt « chauds »…

F.F : Comme vous dites, oui. J’ai décidé ensuite de passer à la réalisation de films documentaires.

D.R: Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux attentats de New York ?

F.F : Le journalisme n’est pas un métier comme les autres. Il y a quelque chose de l’ordre de la mission. Un peu comme un curé, si vous voyez… Le plus important pour un journaliste est de contribuer à la fabrication d’une conscience populaire honnête et sincère. Les journalistes ont le devoir de poser, toujours, des questions sur la vérité officielle qu’on leur livre. Ils doivent se poser ces questions et transmettre ensuite à l’opinion des faits précis. Or que s’est-il passé après les attentats du 11 Septembre ? Eh bien, tous les journalistes, tous ou presque, ont cessé de se poser ces questions. Ils ont accepté comme telle la thèse officielle, sans demander aucune preuve complémentaire. L’idée est bien de croire à quelque chose, à une vérité, mais à quelle vérité ? C’est ça la question ! Et sur quelle base…

D.R. : Quand vous est venue cette interrogation ?

F.F : J’ai toujours pensé, par expérience, que la vérité sur ce type de sujet n’est pas forcément celle que l’on veut bien nous dire. La vérité, par définition, n’est pas toujours fidèle aux apparences. Parfois, elle est un peu différente, parfois elle est même très différente. Sur les attentats de New York, tout m’est apparu affreusement simple, trop simple. Trois jours seulement après les attentats, trois jours seulement après le plus grand attentat de l’histoire, voilà qu’on nous livre cette vérité sur un plateau. Par expérience, je sais que ce n’est pas possible. Tous les amateurs de romans policiers savent que lorsqu’il y a un crime, et là il y a eu un énorme crime, il convient de chercher à qui profite le crime pour ensuite trouver le coupable. Un crime oui, mais pourquoi et pour qui ? Ben Laden a-t-il profité des attentats du 11 Septembre ? peut-être… mais il n’est certainement pas le seul ! Il y a eu d’autres personnes qui ont largement profité de ces attentats, celles-là mêmes qui, ensuite, se sont revendiquées comme victimes de ce crime…

D.R. : En France, se poser des questions sur le 11 Septembre, c’est interdit ! Est-ce la même chose en Italie, ton pays d’origine ?

F.F : Oui et non.

D.R. : En France, c’est « mal »…

F.F : En Italie, ce n’est pas « mal », non… La politique italienne est alignée sur la politique européenne de ce point de vue. De l’extrême gauche à l’extrême droite, tous les partis politiques italiens ont pourtant accepté cette thèse officielle. Les grands journaux et les médias aussi. Mais au même moment,de nombreux ouvrages sont sortis, édités par de grandes sociétés d’édition, de nombreux matériels ont été publiés avançant d’autres hypothèses.

D.R. : Il y a donc eu, en Italie, ce travail de contre-enquête…

F.F : Oui, pour la bonne et simple raison que nous y sommes habitués depuis « les années de plomb ». Durant les années 70, de nombreux attentats ont été perpétrés en Italie, des attentats qui ont fait des dizaines de morts, et on a constaté, avec le recul et l’expérience, que ces attentats n’avaient pas été forcément menés par ceux à qui on _ les médias et les politiques _ les avait attribués plus tôt. La manipulation politique et médiatique, en Italie, on connaît ça depuis quelques années… En Italie, on pense qu’il existe toujours une autre vérité que celle qui se situe derrière la version que l’État veut bien présenter. Après les attentats du 11 Septembre, de nombreuses émissions de télé ont évoqué ce sujet, et à chaque fois, elles réunissaient des millions de téléspectateurs. Les Italiens ont toujours été très intéressés par ce sujet.

D.R. : À New York vit une forte communauté italo-américaine, touchée en partie par les attentats, cela a-t-il influé sur les événements ?

F.F : Je ne crois pas, non, car les Italiens n’ont rien à faire des autres Italiens qui vivent ailleurs. Ce travail de contre-enquête vient surtout de notre histoire récente.

D.R. : À quel moment vous êtes-vous décidé à enquêter sur le 11 Septembre ?

F.F : En 2004.

D.R. : Avez-vous rencontré des soucis particuliers lors de vos enquêtes ?

F.F : Non, pas du tout. Les soucis sont intervenus lorsque nous terminions le film, nous n’avons en effet trouvé aucun distributeur pour s’occuper du film.

D.R. : Personne ne vous a mis en garde ?

F.F : Non.

D.R. : Vous avez dû lire le livre de Thierry Meyssan, L’Effroyable imposture

F.F : Oui. Le livre s’est beaucoup vendu en Italie, il sort actuellement en poche. Thierry Meyssan est très connu chez nous.

D.R. : En France, on l’a traité de « terroriste » !

F.F : Alors qu’en Italie, c’est quelqu’un de très respectable et de très connu. Pourquoi ?

D.R. : On l’a dit pro-Arabe, paranoïaque, avec la thèse du complot américano-sioniste…

F.F : Ah bon ?

D.R. : Thierry Meyssan avance ses propres thèses. Selon lui, ces attentats ont été imaginés et organisés par les néo-conservateurs américains au pouvoir, aidés par le complexe militaro-industriel et par les services secrets américains…

F.F : En ce qui nous concerne, nous n’avançons aucune thèse, et ce, pour différentes raisons. J’ai toujours pensé qu’un journaliste ne devait pas donner « sa propre version », son travail se limitant à livrer des faits, à retranscrire une réalité. Les faits, il doit les trouver en enquêtant. Quand tu produis un travail journalistique, tu dois être prêt à remettre en cause tes propres idées. Donc, il ne faut pas avoir d’idées préconçues avant.

D.R. : Vous avez lu son livre ?

F.F : Oui.

D.R. : Qu’en avez-vous pensé ?

F.F : Ce livre propose des choses intéressantes, mais j’ai l’impression qu’il « force » aussi d’autres choses, d’autres idées qui ont pris le dessus sur les premières analyses autour des Tours ou du Pentagone notamment. Ensuite, Thierry Meyssan mélange un peu tout. Quand tu as des arguments controversés aussi forts que ceux-là, moins tu prends de positions politiques ou idéologiques, mieux tu peux défendre ton travail. Je crois que Meyssan avait quelque chose à dire qui allait au-delà de son enquête journalistique.

D.R. : Mais il n’a jamais défendu l’idée d’être un journaliste, il a toujours dit « Voilà ma conviction » sur les faits…

F.F : Justement, d’après moi, ce que l’on pense n’est pas le plus important, car tout le monde pense des choses différentes. Jamais ce que l’on pense ne constitue une preuve, non ?

D.R. : Vous le rejoignez sur certains points. Visiblement, les tours ne se sont pas effondrées par la simple percussion des deux avions. Vous parlez d’explosions à la base des deux Tours…

F.F : Tout à fait, mais avant de l’affirmer, nous essayons de vérifier les preuves… Le film ne reconstitue que 5 % du travail d’investigation que nous avons mené. 95% de notre travail n’est pas montré dans le film. Nous avons mené un grand nombre d’entretiens pour vérifier ce que nous disons. Pour les tours en question, nous avons enquêté en vérifiant la version officielle. Nous avons rencontré un scientifique que l’on voit dans le film, qui a travaillé sur le rapport officiel publié par l’Administration américaine ensuite. Il nous a affirmé que le travail de la Commission était « faux » et qu’il avait été « manipulé ». Nous avons ensuite recherché des témoignages directs. Les témoignages sont importants dans l’élaboration de la vérité, parce que par définition, ces gens se trouvaient dans les tours… Les témoignages que nous relatons disent qu’ils ont vu d’autres choses dans les tours que ce que rapporte la version officielle… dont William Rodriguez [le portier principal de la tour nord qui sauva 200 personnes - Ndlr] qui a été désigné héros national par le gouvernement américain. Nous avons rencontré Steven Jones, un physicien reconnu qui a notamment élaboré la théorie de la fusion froide. Steven Jones s’est penché sur les tours et personne n’a écouté sa version des faits qui est très différente de la version officielle. Nous avons enquêté à Rome, dans un laboratoire qui mène des recherches sur la fission nucléaire. Nous avons rencontré des scientifiques internationaux qui étaient étrangers au 11 Septembre. Nous les avons interrogés sur le matériel officiel, les thèses validées par la Commission d’enquête officielle. Ils ont mené un vrai travail scientifique et nous ont livré ensuite leur interprétation, voilà les faits que nous livrons.

 

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Publié dans 9-11

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C
J'espère qu'il aura du succès ce DVD, le but est de faire comprendre aux gens que la version officielle ne tient pas la route, qu'il faut ouvrir les yeux, de permettre aux gens de s'informer et de se faire leur propre opinion ensuite. Bisous, Cathy
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