Cannabis & SEP
Aux Pays-Bas, certaines personnes peuvent dans ces cas exceptionnels cultiver du cannabis pour usage personnel. C'est la décision qui a été prise par la Cour de Cassation dans l'affaire concernant un patient atteint de sclérose en plaques. Le cannabis acheté en pharmacie sur prescription médicale ne donnait pas les effets escomptés chez ce patient.
Il y a 4 ans, la police avait fait irruption chez Wim Moorlag, atteint de sclérose en plaques. Le agents confisquèrent 43 plantes et les outils nécessaires à la culture du cannabis.
L'avocat Wim Anker critique vivement cette action de police: "Je trouve scandaleuse la façon avec laquelle la police et la justice ont agi avec mon client. Depuis 4 ans il est empêtré dans les mailles de la justice, ceci est incroyable, incompréhensible... Plus jamais cela ! »
Exception
Wim Moorlag est atteint de sclérose en plaques et utilise, comme d'autres patients le cannabis pour calmer la douleur. La culture du cannabis est interdite aux Pays-Bas ; on tolère 4 plantes par personne. La loi a fait une exception en ce qui concerne l'utilisation médicinale. Cependant, ce cannabis ne peut être cultivé que par des professionnels ayant une dispense et ne peut être délivré que sur ordonnance médicale.
Le tribunal de Grande Instance de Leeuwarden a acquitté Wim Moorlag il y a deux ans, car selon la Cour, il y avait état de nécessité et cas de force majeure. La Cour de Cassation a suivi le même raisonnement: Il y a conflit d'intérêts dans le cas de patients atteints de sclérose en plaques(SEP). D'un côté l'intérêt de combattre la douleur, de l'autre l'interdiction de cultiver du cannabis.
La Cour de Cassation trouve que Wim Moorlag a fait le juste choix en cultivant le cannabis en désaccord avec la loi sur les stupéfiants ; cette plante a des vertus bienfaisantes sur sa santé. De plus, Wim Moorlag ne peut pas se rendre au point de vente de cannabis le plus proche: le "koffieshop". Le produit vendu dans ces lieux est pollué avec des pesticides.
L'avocat Wim Anker parle d'un "jour magnifique" pour Wim Moorlag. Selon Anker, tous les malades atteints de SEP ne sont pas aidés par cette décision. La Cour a rendu sa décision uniquement pour monsieur Moorlas. Dans une situation analogue, les autres patients devront eux-mêmes refaire la démarche. Si nous voulons que tous les autres malades bénéficient de cette autorisation, la loi sur les drogues douces doit être modifiée, déclare l'avocat.
Modification de la loi
Les politiciens se sont penchés sur ce cas : Un parlementaire du parti démocrate a déclaré qu'il allait déposer une demande afin de modifier la loi sur les drogues douces ; selon lui, de nombreux malades devraient avoir le droit de cultiver le cannabis afin de se soigner. L'autorisation actuelle de 4 plantes par personnes est insuffisante en cas d'utilisation médicinale.
Après 4 ans de procédures, Wim Moorlag peut faire ce qu'il souhaite. Il espère que bientôt d'autres personnes ayant besoin de se faire soigner auront le droit de cultiver légalement le cannabis. Wim Moorlag ne comprend toujours pas pourquoi le Ministère Public est allé en cassation contre la décision de la Cour. Si tel n'avait été pas le cas, il aurait pu commencer la culture de son cannabis il y a deux ans.
Par SEBASTIAAN GOTTLIEB.
Bon c au Pays Bas, mais cela est également possible en Suisse et au Canada. Moi je ne demande pas la dépénalisation du cannabis, mais le fait à des fins thérapeutique de pouvoir dans certaines conditions utiliser le cannabis me parait vraiment une solution à creuser. Pour mon cas perso, je suis obliger de dire qu'au niveau de la fatigue ( vraiment un des pires symptômes de la sep ) et des raideurs musculaires, çà me fait vraiment du bien....