Apple en pleine crise de maturité ?

Publié le par Duke

logo_apple2.jpg

La firme à la Pomme est-elle confrontée à une fin d'adolescence difficile ? Dans les couloirs des salons professionnels et chez ses partenaires détaillants, la sédition gronde. Le succès que rencontrent ses logiciels et matériels auprès du grand public transpire aussi côté entreprises et administrations. Le problème, c'est que si Apple sait vendre des produits, ces clients demandent quant à eux des offres d'intégration. Suffisantes, hautaines, faiblement collaboratives, les équipes d'Apple sont fortement décriées, du moins en France. Un réflexe gaulois ? Pas sûr. Pour contenter ces clients, la firme californienne doit accepter de mûrir socialement.

Des ventes qui se font toutes seules 

Valeur, intégration, personnes d'exception, innovation et facilité d'utilisation. Le moteur d'Apple est bien rodé : l'entreprise fait principalement confiance à ce qu'elle contrôle pour vendre ses produits. Son savoir-faire repose finalement sur sa maîtrise des ingrédients qui composent la recette de son succès : l'intégration de hautes technologies et le marketing des produits. De l'approvisionnement à la préparation, de l'emballage à la présentation puis à la vente, du dernier produit aux discours commerciaux, des règles d'exposition au design des magasins, tout est calibré, normé, standardisé, formaté. L'expérience client doit précéder l'expérience utilisateur.

Ce fonctionnement est d'ailleurs résumé par le refrain de Steve Jobs lors de ses Keynote : "
It's the best product ever" ("c'est le meilleur produit jamais fait"). Tout est dit : grâce à la belle histoire qui accompagne ledit produit, celui-ci se vendra tout seul. Et ça marche : pour les vendeurs et les revendeurs, ce script et ce processus facilitent les ventes en magasin. Cette attitude se comprend quand on vend des produits et une image. Mais elle est difficile à soutenir quand il s'agit de proposer des solutions et de l'intégration.

C'est bien le problème auquel la firme américaine et ses équipes locales sont aujourd'hui confrontées. Jusqu'à présent, l'entreprise jouait sur son côté "fun, music and (i)life". Mais sa croissance rapide, son nouveau magnétisme, et le fait qu'elle vienne écraser les orteils de concurrents sérieux sur les marchés de la distribution de contenus, de la téléphonie ou encore de l'électronique grand public, la font entrer peu à peu dans la cour des grands. Et là, le fun, la musique, et les contenus numériques ne suffisent pas pour séduire. Surtout quand ce sont les entreprises ou les institutions qui viennent vous chercher.

La suite sur macgeneration


Publié dans La pomme & cie

Commenter cet article