Le blog reste ouvert mais est inactif depuis un long moment....
Vous pouvez me retrouvez sur mon blog perso. ;-)
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Le blog est en sommeil depuis un long moment déjà. L'envie de faire un pause et de revenir plus fort...
Source: Syti.net
La crise actuelle est partie des "subprimes" mais il s'agit en fait d'une crise
systémique qui aurait eu lieu de toute façon car elle est l'aboutissement de 30 ans de déséquilibres profonds créés par le libéralisme, ou plus exactement l'ultralibéralisme, cette idéologie
fabriquée sur mesure par les élites économiques pour servir leurs intérêts et satisfaire leur avidité sans limite.
Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20, avec notamment une dérèglementation du secteur bancaire. Il en a résulté la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi et dont le
monde n'est sorti que "grâce" à la guerre.
Suite au désastre qu'il avait engendré, le libéralisme avait été mis au placard, remplacé par le keynésianisme, c'est à dire une intervention régulatrice et stimulatrice des états dans
l'économie.
Mais dès la fin de la seconde guerre mondiale, un groupe de personnes inspirées
et réunies par Friedrich von
Hayek (le pape de l'ultra-libéralisme, en photo ci-contre) ont fondé la "Société du Mont-Pèlerin",
un club de réflexion dont le but était de convertir à nouveau les états au libéralisme.
36 personnalités étaient présentes lors de la première conférence le 10 avril 1947, dont Hayek bien sûr, Milton Friedman (prix Nobel d'économie et l'un des principaux théoriciens du libéralisme),
Karl Popper, Maurice Allais, et Bertrand de Jouvenel (politicologue et économiste libéral, controversé pour son passé pendant l'occupation et
son interview complaisante d'Adolf Hitler en 1936, il est aussi le fondateur du think tank de prospective
"Futuribles").
Pour promouvoir l'idéologie libérale et la diffuser dans les cercles dirigeants, les membres de la Société du Mont Pélerin ont fondé une centaine d'autres think tanks et réseaux d'influence,
comme la Heritage Foundation, le Cato Institute ou le Manhattan Institute.
Leur stratégie a atteint son but dans les années 80 avec l'arrivée au pouvoir de personnalités politiques entièrement acquises au libéralisme, en particulier
Margaret Thatcher et Ronald Reagan.
Dès lors, les états ont progressivement abdiqué de leur pouvoir au bénéfice des multinationales et des banques. Ils ont privatisé et déréglementé massivement l'économie, en faisant disparaitre la
quasi totalité des contraintes et des contrôles, laissant se développer les paradis fiscaux afin de faciliter l'évasion fiscale, et permettant aux grandes entreprises et aux plus fortunés
d'échapper presque totalement à l'impôt. Les états se sont également désengagés de l'économie, abandonnant toute politique industrielle, cessant de préparer le long-terme, et privatisant tout ce
qui pouvait devenir une source de profit pour le secteur privé, détruisant ou abandonnant les services publics.
Parmi les mesures inspirées par le libéralisme, il y eut en particulier la dérégulation du système bancaire aux Etats-Unis où l'administration Clinton avait supprimé le garde-fou mis en place par
Roosevelt suite à la crise de 1929 pour interdire aux banques de dépot d'être en même temps des "banques d'investissement", c'est à dire de spéculer en bourse avec l'argent des déposants.
Mais la mesure clé a été la suppression des barrières douanières et du contrôle des changes. C'est ce qui a rendu possible la "mondialisation", c'est à dire la libre circulation des marchandises
et des capitaux, permettant aux entreprises de "délocaliser" pour exploiter la main d'oeuvre à bas coût dans les pays du tiers-monde, et augmenter ainsi la concurrence sur un marché du travail
désormais mondialisé lui aussi.
Cela a été possible grâce la complicité des dirigeants de droite et de gauche, du fait de leur liens avec les multinationales et les banques, directement ou à travers les think tanks ou "clubs de
réflexion" où se retrouvent l'élite des pouvoirs financiers, économiques, politiques et médiatiques.
Les délocalisations massives qui s'en sont suivi ont provoqué la désindustrialisation des pays occidentaux et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire, au point de faire
disparaître les classes moyennes par le chomage, la précarité généralisée et la baisse des salaires réels. Dans le même temps, les délocalisations favorisaient l'essor spectaculaire de la Chine
et quelques autres "pays émergents" où se concentraient les délocalisations, bouleversant au passage les équilibres géopolitiques.
Mais pendant qu'une majorité de la population s'est appauvrissait, la minorité bénéficiaire de la mondialisation s'enrichissait, dont une extrême minorité de façon astronomique, ce qui permettait
à des statistiques en trompe-l'oeil d'afficher une hausse moyenne des revenus de 2% par an.
L'effondrement du pouvoir d'achat des classes moyennes est la véritable cause de la dépression économique actuelle dont la "crise des subprimes" n'a été que le déclencheur.
par Julie Lévesque Mondialisation.ca, Le 6 mai 2010
« Bien sûr, le peuple ne veut pas la guerre. C’est naturel et on le comprend. Mais après tout ce sont les dirigeants du pays qui décident des politiques. Qu’il s’agisse d’une démocratie, d’une dictature fasciste, d’un parlement ou d’une dictature communiste, il sera toujours facile d’amener le peuple à suivre. Qu’il ait ou non droit de parole, le peuple peut toujours être amené à penser comme ses dirigeants. C’est facile. Il suffit de lui dire qu’il est attaqué, de dénoncer le manque de patriotisme des pacifistes et d’assurer qu’ils mettent le pays en danger. Les techniques restent les mêmes, quel que soit le pays [1]. » Hermann Göring lors de son procès à Nuremberg
« La manipulation consciente, intelligente des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays [2]. » Edward Bernays, père de la propagande
La couverture médiatique de la conférence sur le 11 septembre qui se tenait le 3 mai dernier à Montréal a donné lieu au cirque habituel de propagande, de censure et de dénigrement, malgré une certaine ouverture et un poids médiatique plus important. Les deux conférenciers vedettes, l’architecte Richard Gage, fondateur de Architects and Engineers for 9/11 Truth, et David Ray Griffin, membre de Scholars for 9/11 Truth, professeur émérite de théologie et de philosophie de la religion à la Claremont School of Theology et à la Claremont Graduate University, auteur de neuf livres sur les événements du 11 septembre, demandent une nouvelle enquête sur les attentats, car la version officielle des événements, preuves à l’appui, ne tient pas la route. Une question était sur les lèvres de bien des journalistes : comment se fait-il qu’autant de gens ne croient pas la version officielle?
Posons la question inverse, puisque ceux que l’on appelle “truthers” ou, afin de les discréditer sans trop de finesse, les “adeptes du complot” ou les “théoriciens de conspirations”, se demandent pour leur part pourquoi autant de gens croient encore la version officielle, qui elle aussi, à l’instar des trois tours du World Trade Center (WTC), s’est écroulée sous la montagne de preuves factuelles, techniques et scientifiques révélées au cours des 9 dernières années.
La réponse est somme toute assez simple. Une connaissance sommaire de la psychologie des foules et des mécanismes fondamentaux de la propagande permet facilement de comprendre ce phénomène qui se manifeste pour les raisons suivantes : la puissance des images et des mots, la persuasion et la pression sociale.
La force des images et des mots
Tout le monde se rappelle du 11 septembre, l’attentat le plus important commis en sol étasunien. Le choc a été d’une ampleur planétaire. Nous avons tous vu les avions percuter les tours et l’effondrement des tours jumelles à répétition. Cette scène a créé un effet de « choc et stupeur », nom donné aux premiers bombardements en Irak en 2003. Sous l’effet du choc, le raisonnement s’est éclipsé des cerveaux humains créant ainsi un terreau fertile pour la suggestion.
La colère s’est emparée des Étatsuniens qui ne voulaient qu’une chose : se venger. Le coupable, a-t-on appris quelques heures plus tard, sans qu’aucune enquête n’ait été mise sur pied, était Oussama ben Laden, un fanatique musulman, un terroriste. Soudainement, le terrorisme islamique a déclenché une guerre sans frontière, puisque le terrorisme, ennemi idéal de l’impérialisme, n’a pas de nationalité.
Depuis ce jour-là, en Occident, les termes « terrorisme » et « musulman » vont de pair. Bien des gens entendent « terroriste » et voient un musulman. Depuis ce jour là, nous acceptons que nos droits et libertés soient restreints pour éviter « un autre 11 septembre ». Depuis ce jour-là, « tout a changé ». Tout a changé? Pas la psychologie des foules ni les mécanismes de propagande.
Dans sa plus simple expression, la propagande consiste à affirmer une chose, la répéter et la propager [3]. Reconnu pour ses prouesses en la matière, Joseph Goebbels, ministre nazi de l’information et de la propagande disait ceci :
« À force de répétition et à l’aide d’une bonne connaissance du psychisme des personnes concernées, il devrait être tout à fait possible de prouver qu’un carré est en fait un cercle. Car après tout, que sont « cercle » et « carré »? De simples mots. Et les mots peuvent être façonnés jusqu’à rendre méconnaissables les idées qu’ils véhiculent [4]. »
La suite sur Mondialisation.ca
La firme à la Pomme est-elle confrontée à une fin d'adolescence difficile ? Dans les couloirs des salons
professionnels et chez ses partenaires détaillants, la sédition gronde. Le succès que rencontrent ses logiciels et matériels auprès du grand public transpire aussi côté entreprises et
administrations. Le problème, c'est que si Apple sait vendre des produits, ces clients demandent quant à eux des offres d'intégration. Suffisantes, hautaines, faiblement collaboratives, les
équipes d'Apple sont fortement décriées, du moins en France. Un réflexe gaulois ? Pas sûr. Pour contenter ces clients, la firme californienne doit accepter de mûrir socialement.
Des ventes qui se font toutes seules
Valeur, intégration, personnes d'exception, innovation et facilité d'utilisation. Le moteur d'Apple est bien rodé : l'entreprise fait principalement confiance à ce qu'elle contrôle pour
vendre ses produits. Son savoir-faire repose finalement sur sa maîtrise des ingrédients qui composent la recette de son succès : l'intégration de hautes technologies et le marketing des produits.
De l'approvisionnement à la préparation, de l'emballage à la présentation puis à la vente, du dernier produit aux discours commerciaux, des règles d'exposition au design des magasins, tout est
calibré, normé, standardisé, formaté. L'expérience client doit précéder l'expérience utilisateur.
Ce fonctionnement est d'ailleurs résumé par le refrain de Steve Jobs lors de ses Keynote : "It's the best product ever" ("c'est le meilleur produit jamais fait"). Tout est dit : grâce à la belle histoire qui accompagne ledit produit, celui-ci se vendra tout seul. Et ça marche : pour
les vendeurs et les revendeurs, ce script et ce processus facilitent les ventes en magasin. Cette attitude se comprend quand on vend des produits et une image. Mais elle est difficile à soutenir
quand il s'agit de proposer des solutions et de l'intégration.
C'est bien le problème auquel la firme américaine et ses équipes locales sont aujourd'hui confrontées. Jusqu'à présent, l'entreprise jouait sur son côté "fun, music and (i)life". Mais sa
croissance rapide, son nouveau magnétisme, et le fait qu'elle vienne écraser les orteils de concurrents sérieux sur les marchés de la distribution de contenus, de la téléphonie ou encore de
l'électronique grand public, la font entrer peu à peu dans la cour des grands. Et là, le fun, la musique, et les contenus numériques ne suffisent pas pour séduire. Surtout quand ce sont les
entreprises ou les institutions qui viennent vous chercher.
La suite sur macgeneration
Tout commentaire me paraît inutile...
Le doc est de 2008 mais est plus que jamais d'actualité. Très controversé, à chacun de se faire un avis.
« Firewall » (en français « Pare-feu ») est un film réalisé par le LYM (LaRouche Youth Movement) aux Etats-Unis,
présenté ici avec un sous-titrage en français.
Appelant à une urgente réaction à l'explosion du système financier et monétaire international, le film reprend les grands principes historiques qui ont amené aux deux guerres mondiales, et
particulièrement l'entre-deux guerres, la genèse de l'hyperinflation de 1923 en Allemagne et la mise en place du fascisme.
par Jean-Yves Urfié, Mondialisation.ca, Le 16 mai 2010
Par certains aspects critiques, le monde de 2010 ressemble aux conditions qui existaient à la veille de la Première et de la Seconde guerre mondiale. La crise économique, les tensions géopolitiques et l’instabilité sociale sont plus grandes qu’à n’importe quel moment depuis 1945 – Rapport sur « Les perspectives et les tâches du Parti de l’Egalité socialiste, » janvier 2010.
[I]l est clair que depuis septembre 2008 nous sommes dans la situation la plus difficile depuis la Seconde guerre mondiale – peut-être même depuis la Première guerre mondiale. Nous avons vécu – et nous vivons – des moments vraiment dramatiques – Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, dans une interview accordée au magazine allemand Der Spiegel, 15 mai 2010.
Tard dans la soirée du vendredi 7 mai 2010, une scène extraordinaire s’est déroulée à Bruxelles lors d’une réunion des dirigeants des 16 pays membres de la zone euro. Une impasse était survenue entre la France et l’Allemagne au sujet de la faisabilité et des termes de l’aide financière à la Grèce. Avec le soutien du gouvernement Obama, le président français Nicolas Sarkozy insistait pour que l’Union européenne finance un plan de secours de 750 milliards d’euros pour la monnaie unique. La chancelière allemande Angela Merkel continuait de s'opposer à cette revendication.
Subitement, entre onze heures trente et minuit, la réunion est devenue explosive. Le président Sarkozy, selon des observateurs, a commencé à « crier et à hurler, » tapant du point sur la table en exigeant que l’Allemagne retire son opposition. Si Merkel refusait, a mis en garde Sarkozy, la France se retirerait de l’euro. Il a ajouté, pour que ce soit bien clair, qu'il en résulterait des dégâts durables pour les relations franco-allemandes. Confrontée à cette menace, qui avait le soutien du gouvernement Obama, Merkel a accepté la mise en place du plan de secours.
Cette confrontation avait lieu le soir même du 65ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale en Europe.
Immédiatement après cet accord, les marchés ont célébré la dernière « solution » en date à la crise économique mondiale grandissante. La communauté financière était encouragée par les promesses des gouvernement de Grèce, d’Espagne, de la Roumanie, du Portugal et de plusieurs autres pays européens d'appliquer les mesures d’austérité draconiennes inégalées exigées par la Banque centrale européenne (BCE). L’accord en Grande-Bretagne entre les Tories (conservateurs) et les libéraux-démocrates de former un gouvernement de coalition et d’attaquer les déficits budgétaires massifs du pays a contribué au rebond de marché. Toutefois, vers la fin de la semaine, l’euphorie se dissipait et les marchés enregistraient de nouveau des pertes substantielles au fur et à mesure qu'il apparaissait que l’accord forcé entre Sarkozy et Merkel n’avait résolu aucun des problèmes sous-jacents – et en fait, ne ferait qu’aggraver la situation
La suite sur WSWS.ORG
Source Mecanapolis
Les technologies numériques, auxquelles il est devenu très difficile d’échapper, offrent des possibilités de contrôle et de surveillance inédites. S’ils semblent souvent très pratiques, ces outils sont également de puissants supports dans les processus de surveillance et de répression. C’est à partir de ce constat, et de la détermination à ne pas se laisser contrôler par quelque Big Brother que ce soit, qu’un collectif s’est attelé depuis plusieurs mois à la rédaction du « Guide d’autodéfense numérique » ; le premier tome vient tout juste d’être publié sur Internet.
Comprendre quelques bases de fonctionnement des ordinateurs, connaître certaines possibilités de surveillance et de piratage, prendre connaissance de quelques failles permettant de faire de l’outil numérique un mouchard surpuissant… et apprendre, en conséquence, des techniques d’autodéfense. Le « guide » se veut une tentative de décrire dans des termes compréhensibles « l’absence d’intimité dans le monde numérique », puis de donner quelques clés pour trouver des usages et des outils appropriés à chaque situation.
Centrés dans un premier temps sur un usage des ordinateurs « hors connexions », les auteurs espèrent faire paraître l’an prochain un deuxième tome, axé sur les problématiques d’Internet et des réseaux.
Télécharger le Guide de l’autodéfense numérique
Source Syti.net
Les salaires stagnent depuis maintenant 30 ans à cause de l'augmentation de la
concurrence sur un marché du travail mondialisé par la suppression des barrières douanières et de toute entrave à la circulation des capitaux et des marchandises. Mais durant ces 10 dernières
années, les prix ont été multipliés par 2 pour ce qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages, à savoir le logement, l'alimentation et l'énergie. Les classes moyennes ont été massivement
appauvries par l'inflation, la précarité et la stagnation des salaires. Des millions de salariés sont désormais pauvres tout en travaillant, avec des revenus insuffisants pour payer les prix
devenus exorbitants des loyers, de l'alimentation ou du chauffage, obligés de recourir à l'aide des Restos du coeur ou du Secours catholique, réduits à vivre dans des taudis ou des mobil home de
campings quand ils ne sont pas tout simplement à la rue...
Voici "Pauvre malgré le job", un documentaire d'Arte sur ceux qu'on appelle maintenant "les travailleurs pauvres"...
|
( source Voltaire.net )
Le discours environnemental est entré sur la scène politique internationale au début des années 80. Positif par essence, il est vite devenu un attribut indispensable du pouvoir légitime. Les plus importants chefs d’Etat ou de gouvernement se le sont approprié à un moment ou à un autre. Tandis que les multinationales les plus polluantes ont abondamment financé les organes compétents de l’ONU. Dans cet article en trois parties —qui ne fera plaisir ni aux écolos, ni à leurs adversaires—, Thierry Meyssan retrace l’embarrassante histoire de cette rhétorique. Elle a souvent consisté à manipuler les bons sentiments ou la peur de l’avenir pour faire passer des décisions militaires ou économiques contestées. La conférence de Copenhague sur le climat fut un exemple paroxystique du fossé séparant un événement de la représentation que les médias en donnent. Avant la conférence, de nombreuses personnalités assuraient que l’apocalypse était pour demain si l’on ne faisait rien et qualifiaient le sommet de « conférence de la dernière chance pour l’humanité ». Mais une fois le celui-ci terminé, sans être parvenu à un accord contraignant, les mêmes personnalités assuraient que ce n’était pas si grave : l’accord serait finalisé lors de futures rencontres et l’apocalypse attendrait après-demain. Les principaux médias ne fournirent aucune explication sur ce revirement et passèrent à autre chose. Pour comprendre ce qui s’est vraiment passé à Copenhague et ce qui est en jeu à propos de la « menace climatique », nous devons revenir en arrière et nous remémorer l’ensemble du processus qui a produit cette nouvelle idéologie et conduit au show de Copenhague. Il ne s’agit pas ici d’aborder les conséquences des changements climatiques qui, tout au long des siècles, ont poussé les hommes d’une région à l’autre, ni d’anticiper sur les prochains changements climatiques et les migrations qu’ils provoqueront. Nous concentrerons notre attention sur un autre aspect des choses : comment les slogans des uns peuvent-ils devenir des mensonges partagés par tous ? comment la ruse politique peut-elle se cacher derrière l’apparence de la science ? et, en définitive, comment de faux consensus peuvent s’écrouler soudainement ? Lire la suite
Suite du dossier ; Le prétexte climatique 2/3 1982-1996 : L’écologie de marché |
par Julie Lévesque, Mondialisation.ca, Le 3 mai 2010
Les puissants utilisent cette méthode depuis
longtemps : fabriquer la dissidence pour gagner coûte que coûte. Les deux conférences qui se sont tenues en parallèle à la fin avril, le Sommet du millénaire de Montréal et la Conférence des
peuples sur le changement climatique de Cochabamba, en sont un exemple. L’obsession climatique basée sur un soi-disant consensus est manipulée en haut lieu et la dissidence que l’on nous présente
n’en est pas vraiment une.
Les changements climatiques s’approprient le Sommet du Millénaire
La journée de clôture du Sommet du millénaire de Montréal qui se tenait du 20 au 22 avril s’est terminée par une conférence grand public, où se sont succédé des élites des milieux politique, économique, social et artistique, dont « l’Honorable » Al Gore. Malgré la qualité de certaines présentations, le principal objectif du Sommet, soit de réduire de moitié la pauvreté extrême entre 2000 et 2015, a à peine fait l’objet de discussion et les solutions proposées relèvent toutes ou presque de l’action citoyenne. En ce Jour de la Terre, on a préféré mettre l’accent sur le réchauffement planétaire et/ou les changements climatiques, qui, selon M. Gore, sont inextricablement liés à la pauvreté extrême. Une tactique voilée pour détourner le débat à des fins pécuniaires.
Al Gore prêche pour sa paroisse
Le réchauffement planétaire est d’abord et avant tout une question morale, affirme haut et fort M. Gore. Aussi, pour combattre la pauvreté extrême, il faut nécessairement s’attaquer au réchauffement planétaire. Et quelle est la première étape de ce combat « moral » selon le célèbre défenseur du climat? La « stabilisation de la population ».
D’abord, le fait d’associer la moralité aux changements climatiques ressemble étrangement à la technique rhétorique peu subtile qu’ont employé les défenseurs du Patriot Act : quiconque questionnera le « consensus » sur le climat sera accusé d’être amoral tout comme les critiques du Patriot Act étaient accusés d’être antipatriotiques.
Ensuite, la stabilisation de la population que prône M. Gore, prétendument pour enrayer la pauvreté, n’est rien d’autre qu’une nouvelle formulation du plan de contrôle de la population de Henry Kissinger, un plan eugéniste visant à réduire la croissance de la population mondiale, spécifiquement dans les pays les plus pauvres, et ce pour des raisons économiques et de sécurité nationale. Bien sûr, afin de donner à son plan douteux un aura de moralité, M. Gore le drape dans des idéaux inattaquables : éduquer les jeunes filles, leur donner accès à des méthodes contraceptives, etc.
Or, la pauvreté extrême existait bien avant que l’on ne parle de changements climatiques et celle-ci est la cause de la « surpopulation » dans les pays sous-développés et non l’inverse comme tente de nous le faire croire M. Gore. S’attaquer à la surpopulation pour contrer la pauvreté c’est s’attaquer au résultat plutôt qu’à la cause.
Lire la suite
Après We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé Let’s Make Money, une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au coeur du système financier mondial.C'est l'histoire de deux mondes qui s'interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on "fait" de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.
The Zeitgest Mouvement

VOSTFR
Le courant de changement social
ne peut se manifester
que si deux circonstances sont
réunies. Premièrement,
le système de valeur
de l'Homme, ce qui compose
nos acquis et nos croyances,
doit être mis à jour et changé à
travers l'éducation et ce par une
introspection réfléchie.
Deuxièmement, l'environnement
autour de ce système de
valeur doit changer pour accepter
la vision d'un nouveau monde.
L'interaction entre le système de
valeur d'une personne et son
environnement influence
son comportement.
Par exemple, dans notre culture,
"l'éthique" est vraiment une
question de point de vue, car
notre système promeut et récompense
la compétition et l'auto-intérêt.
Cette perspective ne fait pas que
mener à un comportement aberrant...
elle le crée tout simplement. La
corruption est une norme dans
notre société et la plupart des
gens ne le voit pas, car depuis
que la société cautionne ce type
de comportement, il est
considéré comme tout à fait
normal...ou comme une question
de point de vue.
De ces appréciations nait
une erreur de jugement selon
laquelle certains groupes
seraient considérés comme
"corrompus" tandis que tout
le reste serait considéré
comme "bon".
C'est l'ancienne vision du
monde du "Nous contre Eux"
qui n'a qu'une base empirique,
car c'est, une fois de plus,
une question de point de vue.
Par exemple, il y a un large
mouvement d'opinions de
personnes qui parlent
constamment du
"Nouvel Ordre Mondial"
et de cette notion qu'il y
aurait une élite tentant de
s'accaparer le monde
depuis de nombreuses années
et qui aurait manipulé
la société par de
nombreux moyens
pour atteindre ses buts.
C'est vrai, mais dans une
certaine mesure.MAIS, l'erreur
d'interprétation de cette prise de
conscience est que ce "groupe"
n'est pas un groupe.C'est une
tendance.
Si vous retiriez toutes les
personnes au sommet des
règles hégémoniques mondiales,
ce ne serait qu'une
question de temps avant qu'un
autre groupe ne lui succède
avec les mêmes ambitions.
Par conséquent, ce ne sont
pas les individus ou les groupes
qui sont le problème.
C'est en fait le résultat
d'habitudes et d'endoctrinement.
La réponse facile pour beaucoup
se résume à dire que c'est la
"nature humaine" qui crée
cette compétition et
ce besoin de dominance.
Ceci n'est pas prouvé dans
les faits. En réalité, nous sommes
des ardoises propres quand
nous venons au monde
et c'est notre environnement
qui définit qui nous sommes et
comment nous nous comportons.
Donc, pour qu'un vrai
changement se réalise,
nous devons dépenser moins
de temps à affronter les
produits de cette société
malade et plus de temps
à essayer de changer les
causes à l'origine.
Aussi difficile et intimidant
que cela puisse paraître,
c'est le seul moyen pour
que notre monde
puisse évoluer positivement.
Nous pouvons continuer à
taper du pied sur les fourmis
venant du dessous du
réfrigérateur, mais tant
qu'on n'enlèvera pas
la nourriture qui pourrit derrière,
elles continueront à affluer.
Endgame vostfr
« Dans un monde dans lequel le nombre d'heures de travail serait court, où chacun aurait suffisamment de nourriture, vivrait dans une maison munie d'une salle de bains et d'un réfrigérateur, posséderait une automobile ou même un aéroplane, la plus évidente, et peut-être la plus importante forme d'inégalité aurait déjà disparu. Devenue générale, la richesse ne confèrerait plus aucune distinction. Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. »

Sclérose
Près de ma chair
Que les jours soient obscurs ou clairs
Dans mon cerveau tu passes
Ce n'est pas juste,quoi que l'on dise ou fasse
Mais c'est là,
Fait partie de toi,
Nous ne vivons pas tes douleurs
Mais comme je ressens tes pleurs
Mentalement seulement
Ce n'est que si peu suffisant!
La vie est loin d'être une jolie prose
Comme j'en prendrais volontiers de cette sclérose
Qui fait tomber comme une attaque,
C'est bien pire qu'une vilaine claque
J'en mangerais à me rassasier
Si je pouvais te soulager.
La vie n'est pas une douce promenade
Surtout pour le destin des gens malades
Quand les jours ne sont plus vivables
Quand une canne, un fauteuil ne serait être acceptable.
A trente ans on veut courir derrière ses enfants
Ou comme tous les autres,travailler à plein temps.
Même si le corps et l'esprit ont tellement souffert
Par les poussées,les piqûres,les séjours enfermé
Garder le sourir,l'éspoir
Ne pas s'éffondrer face à son miroir
Même ligoter à soi-même
Dans sa vie habituelle,
Ne pas penser que tout est cruel
Mais déchaîner ses peines
S'éxalter, ne pas s'entérrer
Pour qu'un peu tu libères
Pour une heure, un jour , un mois
Désuni de la maladie.
Tu as tout à vivre,
Tu n'as rien à rendre,
Tu as tout le temps pour surprendre.
Ta lutte et ta tristesse parfois
Demeurent sourdes et invisibles
Mais tu n'es qu'un homme et pas invincible.
Gardes toute ta raison d'être,
cajoles ton sourire,
Envahis-toi de courage
Exauces ton amour
Ta lumière veut reluire
Ton coeur t'appelle à veiller
Sur toi si mirifique et clément
Et faire scintiller ton âme.
Par Isa

" La dissipation du mythe au profit
d'un compte-rendu au
moins plus proche de la
réalité aurait des incidences les
plus profondes sur les institutions.
Le parti républicain,
parce qu'il a été à l'origine de
l'institutionnalisation et de
l'exploitation de ce mythe,
serait amené à disparaître.
Les contradictions au sein
du partis démocrate exploseraient.
De nombreuses carrières seraient englouties.
Du fait que l'ensemble de la
société a tant misé sur ce mythe,
l'ordre social tout entier serait
remis en question. Même les actuels
rapports de propriété, du moins
en ce qui concerne les médias,
les industries de la défense,
du pétrole et de quelques autres
seraient inévitablement remis en question.
Le statut actuel du mythe du 11 Septembre
sur lequel s'enracinent tant
d'institutions hégémoniques permet
d'expliquer l'hystérie
absolue que manisfeste l'élite dirigeante,
comme de bien entendue,
dès qu'un regard critique
se porte sur le mythe "
W.G Tarpley
" La terreur fabriquée made in USA "
L'arbre ou la forêt

Premièrement : pour nous, les zapatistes,
les peuples indiens du Mexique, de l’Amérique
et du monde, la terre est la mère, la vie,
la mémoire et le lieu du repos de nos ancêtres,
la maison de notre culture et nos coutumes.
La terre est notre identité. C’est en elle,
par elle et pour elle que nous existons.
Sans elle nous mourrons,
même si nous continuons à vivre.
Deuxièmement : pour nous, la terre
n’est pas seulement le sol sur lequel nous marchons,
que nous semons et sur lequel grandit
notre descendance. La terre est aussi l’air qui,
devenu vent, monte et descend de nos montagnes.
Elle est eau des sources, des rivières,
des lagunes et des pluies qui sèment
la vie dans nos plantations ;
ces arbres et ces forêts qui donnent naissance
aux fruits et créent de l’ombre ;
ces oiseaux qui dansent dans le vent
et chantent sur les branches ;
ces animaux qui avec nous grandissent,
vivent et se nourrissent. La terre est tout
ce que nous vivons et tout ce que nous mourons.
Troisièmement : pour nous, la terre
n’est pas une marchandise, pas plus que
ne sont des marchandises les êtres humains
ou les souvenirs ou les saluts que nous donnons
et recevons de nos morts. La terre
ne nous appartient pas, c’est nous qui lui appartenons.
C’est à nous qu’il a échu d’en être les gardiens,
d’en prendre soin et de la protéger,
comme elle a pris soin de nous et
nous a protégés pendant ces cinq cent quinze ans
de souffrance et de résistance.
Quatrièmement : nous, nous sommes des guerriers.
Non pas pour vaincre et asservir l’autre différent de nous,
celui qui habite un autre lieu,
celui qui a d’autres manières de faire les choses.
Nous sommes des guerriers qui défendent la terre,
notre mère, notre vie.
Pour nous, c’est la dernière bataille.
Si la terre meurt, nous mourrons.
Il n’y a pas de lendemain sans la terre.
Ce qui veut détruire aujourd’hui la terre,
c’est un système tout entier
. Voilà l’ennemi à abattre. « Capitalisme » s’appelle l’ennemi.
Cinquièmement : nous, nous pensons qu’il est impossible
de gagner cette bataille si nous ne la livrons
pas aux côtés des autres peuples qui
sont comme nous de la couleur qui
est celle de la terre, si nous ne menons pas
cette lutte aux côtés d’autres qui sont
d’une autre couleur et dont le temps
et les coutumes diffèrent, mais
qui éprouvent la même souffrance.
C’est pour cela que nous avons traduit
en paroles cette pensée avec la
Sixième Déclaration de la forêt Lacandone.
C’est pour cela que nous avons parcouru,
oreilles et cœur ouverts, les endroits
les plus reculés de notre pays.
Pour chercher et rencontrer tous ceux qui
disent ou qui veulent dire ¡Ya basta !,
« Ça suffit », tous ceux qui ont trouvé
que leur ennemi porte le même nom
que celui qui nous tue et
nous fait souffrir, nous.
Sixièmement : nous, nous pensons qu’il ne
suffit plus de ne faire que résister et attendre
les attaques répétées de celui qui
aime commander et de l’argent.
Nous pensons que la force nécessaire aujourd’hui
pour survivre est suffisante pour en terminer
avec les menaces qui pèsent sur nous.
L’heure est venue.
Septièmement : ni l’arbre ni la forêt.
Nous, en tant que zapatistes que nous sommes,
pour comprendre et savoir ce qu’il faut faire,
nous regardons vers le bas.
Non pas en signe d’humilité, non pas
pour soumettre notre dignité,
mais pour lire et pour apprendre
ce qui n’a pas été écrit, ce pour quoi
il n’y a pas de mots mais uniquement des sentiments,
pour voir dans la terre les racines qui soutiennent,
tout là-haut, les étoiles.
LIBERTÉ ET JUSTICE POUR ATENCO !
LIBERTÉ ET JUSTICE POUR L’OAXACA !
Merci beaucoup.
Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, juillet 2007.


Le Nouvel Ordre Mondial se définit
avant
tout comme une idéologie unipolaire atlantiste
et hégémonique reposant principalement
sur l’ordre établi, sur l’argent
et le pouvoir temporel :
cette idéologie vise à organiser le monde futur
sous une forme pyramidale,
du haut éclairé vers le bas servile (la base populaire),
généralement dans le secret et
dans tous les cas par la force,
d’une façon à assurer la pérennité et
le développement des intérêts
des lobbies impliqués dans
cette ambition de domination mondiale.